Jour 45 ; vendredi 2 septembre ; Rochefort – St Palais/Mer ; 93 km
Matinée tranquille à Rochefort. Tourisme assez vite fait, courses, café et comme d’habitude tout s’accélère dans l’après-midi. Le centre de cette ville a la particularité d’être en zone 30, comme tous les centre-ville me direz-vous, mais là il n’y a pas de signalisation de priorité ou juste sur les gros carrefours. Un peu à l’allemande. Priorité à droite, courtoisie sont donc de rigueur. Je suis plutôt pour car les carrefours à feux déresponsabilisent : au vert beaucoup passent sans se soucier de rien. Là au moins les gens abordent les intersections moins vite et les accidents sont certainement moins graves. Autre atout, pas besoin de radar !
Sinon, encore une histoire de ponts et cette fois-ci deux dans la même journée. Tout d’abord le célèbre pont à transbordeur de Rochefort pour franchir le fleuve Charente. Le sort a vengé mes propos d’hier car si j’ai déboursé 1,3€, les voitures passent par le viaduc gratuitement ! Il faut dire aussi que c’est sans effort, il y a même des places assises à bord ! En revanche le pont sur le Seudre à Marennes demandait quelques Kcalories. Vent 3/4 face et comme tout pont sur un estuaire, belle montée pour laisser passer les gros bateaux. Ce fut la principale difficulté du jour. Le “tracé localement difficile” sur la piste cyclable vers La Palmyre est à côté un “pipi de chat”.
Aujourd’hui j’ai bien ressenti la transition avec le sud de la France. Bon, déjà il a fait 30°c - à noter au passage que les prévisions météo sont mauvaises depuis le début de semaine car il n’y a eu que du beau temps – puis l’architecture des maisons et en particulier des toits : peu pentus aux tuiles claires. La végétation change aussi et en particulier en passant la Seudre avec la forêt de pins maritimes et chênes verts. Ca sent la fin du périple…
Pour ne pas le terminer trop vite, demain sera jour de repos car je suis chaleureusement accueilli chez des amis de mes parents, une maison à 100m de la plage à St Palais, alors autant en profiter pour se promener dans le coin. Je suis quand même charentais, même si non maritime, alors je dois faire honneur à mon pays natal !
A propos de chaleur, ce fut une journée “chasse à la canette” car il est très difficile de trouver de l’eau le long des pistes cyclables. Je me suis donc octroyé une petite baignade sur la Côte Sauvage pour taquiner les vagues de l’océan. Soit elles n’étaient pas fortes où soit j’ai grandi mais j’ai un souvenir de vagues énormes à l’époque, avec appréhension de les affronter !
Sur le plan des rencontres, je me suis fait doubler par un cyclo-campeur, c’est une des premières fois que ça m’arrive ! Le gars venait de faire la Norvège à vélo deux semaines. Bon, là il venait de l’aéroport mais sinon il y a vu des paysages “de psychopathes” et m’a rassuré quant à la difficulté des pentes dans les fjords. Le plus dur était la pluie et le froid. Le gars avait quand même l’air gaillard à vélo mais ça donne des idées pour la suite !
On va terminer par deux chiffres :
- 30 minutes c’est le temps qu’il me faut pour ranger mes affaires, démonter et plier la tente et charger le vélo.
- 1% c’est l’erreur en surestimation de mon compteur d’après mes calculs en fonction des repères sur les pistes cyclables. : une inscription (localisation pour les secours) tous les 200m.
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