vendredi 24 juin 2011

Illustrations en vidéo

Avant d'attaquer le voyage et pour illustrer le précédent papier, je tenais à présenter quelques vidéos qui m'ont particulièrement marquées et qui sont plus parlantes que des discours...

Un cycliste parisien nous montre la réalité de sa pratique utilitaire quotidienne. A Toulouse (4 % des déplacements à vélo) on pourrait tourner la même vidéo...

Un peu plus au nord, à Utrecht aux Pays-Bas, le vélo pour aller au travail est davantage entré dans la culture (33% des déplacements à vélo)...

Cette promotion de Copenhague, ville cyclable mondiale de référence (37% des déplacements à vélo)  m'a donné envi d'y faire en tour en 2010.


Ce petit clip tout simple à la fois artistique, plein d'entrain, optimiste m'a donné la pêche ! (vous pouvez signer l'engagement "people for bikes" ici )


Et enfin parce que vélo est l'anagramme de love...

mercredi 22 juin 2011

A vélo et pas en voiture

Il convient peut-être de préciser que dans ma vie quotidienne, j'ai fait le choix de renoncer à la voiture individuelle. Bien sûr je ne circule quasiment qu'à vélo dans l'agglomération toulousaine mais je milite aussi pour le développement du vélo en ville et pour sa reconnaissance comme moyen de transport à part entière, ce qui est loin d'être le cas. Ce voyage à vélo a donc une connotation particulière, c'est à dire quelque peu militante.

La voiture, comme la technologie, n'est ni bien ni mal mais elle est ce qu'on en fait... Pourtant, la voiture  symbolise tellement la société "moderne", celle issue des 30 glorieuses, celle basée sur la croissance que nos dirigeants et beaucoup souhaitent infinie et la plus forte possible, celle du toujours plus, toujours plus vite, toujours plus loin, celle du matérialisme où l'avoir prend le dessus sur l'être (les voitures sont maintenant vendues suréquipées, tout est dans la sémantique !!!) . On lui doit une bonne part de nos modes de vie. Et le problème réside dans le fait que ces modes de vie vont à l'opposé d'une vie apaisée, humaine, socialement riche, où l'autre est un ami et non un ennemi. Et la voiture exacerbe tout cela. Elle révèle notre égoïste car on conduit contre les autres et non avec, on privatise le bout de route sur lequel on se trouve, on privilégie le confort et la facilité apparent du moment au vivre ensemble et au respect du futur. Polluer, prendre le risque de blesser voire tuer, faire du bruit, s'accaparer l'espace public, engloutir les impôts est souvent préféré à des déplacements plus raisonnés, pacifiés, conviviaux, économes, "propres", doux et actifs. Pour moi, la voiture est le cancer des villes, elle s'est imiscée partout au détriment des piétons et bien sur des vélos, la ville s'est ainsi développée depuis 50 ans autour d'elle et ses nombreux adeptes, majotitaires (dont pas mal d'élus), sont conservateurs et pèsent encore sur les orientations politiques des cités.

Ce matin le journal faisait ses titre sur Toulouse, championne de France des bouchons. Evidemment l'angle  dominant de vision du problème est la qualité et la quantité des infrastructures routières voire de transport en commun mais très rarement une remise en cause du nombre de voitures, du nombre de déplacements, des distances parcourues au quotidien, toujours plus importants ainsi que de l'urbalisation, des lieux de vie... Quant le prix de l'essence est abordé, on parle spéculation, taxe, crise passagère mais rarement pic pétrolier, décalage offre et demande en brut et litre à 5€.

Alors à vélo j'ai l'impression d'être le pot de terre, tout fragile, qui se bat contre la culture dominante liée à l'automobile, qui cherche un peu de respect et qui contribue à construire une autre société complètement différente et à taille humaine.  Dans la rue et sur les routes la place faite à la voiture est en opposition à celle faite aux transports actifs. Le vélo est pourtant un mode de transport est tellement (certainement trop) simple et efficace ! Prendre sa voiture en ville ou sur des petites distances s'est chasser les vélos et les mettre en danger, c'est aussi un acte militant dans l'autre sens.
Alors à l'occasion de ce voyage, je serai ce militant qui se déplace à vitesse raisonnable, qui découvre des contrées à portée de pédale, qui rencontre ses habitants dans le respect
Certains parleront d'ayatollah du vélo. Pour ma part, les ayatollahs me semblent être ceux qui mises tout sur la bagnole et pensent que cette situation continuera. Je ne suis pas contre la voiture en elle-même mais contre le tout voiture actuel. La voiture existe depuis 100 ans, comme l'exploitation du  pétrole et cela est donc relativement récent. Pour combien de temps encore ? Le vélo précédait la voiture, il lui survivra.

Photos : "la voiture s'est la liberté" comme ici un matin comme un autre à Toulouse  -  Un jour les Champs Élysée seront peut-être rendus aux vélos et aux piétons !!! velorution Paris 07/2010

dimanche 5 juin 2011

J- 1,5 mois

Une étape importante a été franchie, l’acceptation des congés. Ils sont donc posés du 14 juillet au 13 septembre. Le départ est ainsi calé entre le 17 et le 20 juillet. Ce décalage plus tôt dans l’été s’explique tout simplement par le fait que la première semaine se fera à 3 ! J’embarque deux copains qui eux aussi font leurs premiers pas en cyclo-camping. Ils m’accompagneront donc de Toulouse à Montélimar.
Le départ est maintenant dans 1,5 mois, ça se rapproche à très grande vitesse. TGV, voilà qui est d’actualité car j’écris ces quelques lignes dans l’Eurostar qui me ramène de Londres, et un peu plus tôt de l’Ecosse où j’ai passé la semaine avec un copain qui a à son actif Vancouver – Alaska avec plus de 6000 km !! Les conseils ont donc été les bienvenus…
Sur le plan du matériel, la liste est presque complète : j’ai reçu la tente (Taurus ultralight de Vaude) il y a une semaine. Reste les détails et du petit matériel à régler et à affiner pour ne rien oublier mais aussi ne pas trop se charger. A ce propos, j’ai changé mon fusil d’épaule. J’ai acquis une paire de sacoche arrière afin de ne pas utiliser la remorque. A la lecture d’articles et ouvrages, le poids peut s’avérer handicapant mais aussi la multiplication des soucis mécaniques potentiels (une roue de plus avec chambre à air, rayons….) d’autant que ma remorque made in China à 37 € peut laisser présager quelques fragilités…. J’aurais donc 4 sacoches latérales, 1 de guidon ainsi qu’un sac kayak sur le porte-bagage pour y loger tente, matelas, bâche…
Partir 2 mois, en partie seul, à l’aventure,  me semble parfois une espèce de galère dans laquelle je m’embarque, avec un peu d’appréhension mais en même je ressens une excitation à l’idée d’y être, d’être complètement libre, de changer brièvement de vie. J’imagine finalement un mix de moments forts, de grandes satisfactions, de rencontres, de détente mais aussi une succession de moments difficiles, de pépins, de contre-temps, de déception, de solitude. Bref, vivement le départ !

Photo : tente Taurus Ultralight - www.vaude.com