jeudi 22 septembre 2011
Les chiffres
0 crevaison (pneus Schwalbe Marathon testés et approuvés !)
0 médicament ingurgité (ma trousse à pharmacie tenait dans une boite de cotons tiges... oubliée au Puy en Velay !). Précision importante pour un cycliste, mais sans preuve car 0 contrôle anti dopage !
1 nuit à l'hotel
2 rayons cassés
2 jours sans toucher au vélo
6.5 km/h la vitesse la plus lente (dans les gorges du Tarn et vers Villerest)
16 nuits sous un toit
18.29 en km/h la vitesse moyenne (hors arrêts)
26 départements traversés
36 nuits sous la tente
47 kg le poids vélo + chargement
53 jours de voyage
67 km/h environ la vitesse maximum atteinte (encore dans les gorges du Tarn)
83.6 km par jour en moyenne
4431 km
1000000 tours de pédale
2009524 tours de roue (pour chaque roue!)
lundi 12 septembre 2011
Impressions et précisions
Autant le dire de suite, j'ai commencé à explorer les sites web et blogs sur... l'Europe à Vélo ! Sitôt arrivé, déjà l'idée de repartir !
Dans ma tête défilent plein de moments, d'images du voyage, j'ai même l'impression que je vais reprendre le vélo dès demain et continuer !!! Je pourrai partir le long du Canal du Midi mais je l'ai déjà fait et c'était il y a un an. C'est d'ailleurs au retour que l'idée de repartir du côté de la Loire avait germé.
Hier dimanche, pour le premier jour sans vélo, j'ai fait .... du vélo ! Une centaine de kilomètres en vélo de course. On passe de 47 kg à moins de 9 kg ! Drôle d'impression que de se retrouver sur un tel vélo : il semble tout petit, ça tape de par la rigidité et on a l'impression qu'on va faire un bon de 2 mètres à chaque plaque d'égout et puis on est plié en deux ! Bref, il faudra une cinquantaine de kilomètres pour retrouver de bonnes sensations !
Finalement, le retour à la normale est moins difficile que je le pensais. Il faut dire que je ne me suis pas encore posé. Aujourd'hui il fallait faire les courses, nettoyer le vélo (ce qui était un peu long vu son état et au passage, le cliquetis venait bien des pédales car j'ai remis celles d'origine). Et pour se remettre dans le bain de la vie trépidante occidentale, le boulot ne reprend pourtant que demain, je suis allé ce soir à une réunion à la CU du Grand Toulouse dans le cadre de l'association Vélo. Je crois que mon côté militant s'est renforcé. J'ai envi que Toulouse, ma ville que j'aime, soit plus agréable, sûre, saine, belle, vivante, conviviale, douce, un lieu de rencontre et d'échange, de mixité et l'angle du vélo me paraît un moyen intéressant, parmi d'autres, pour y parvenir.
Certains trouvent que je suis radical et sans concession sur la voiture. Il est certain que je me suis forgé avec les années une opinion précise sur la ville que je voulais et ce que cela implique au niveau partage de l'espace public et place de la voiture et du vélo... Mais en aucun cas je ne veux être moralisateur envers les uns ou les autres. Chacun fait en fonction de ses convictions, ses motivations, son entourage et je ne juge surtout pas. Simplement j'expose ici ma vision globale des choses. Ce voyage à vélo était aussi un moyen de mettre des actes derrière des idées et avait pour moi un côté militant.
Pour finir sur une note plus artistique, je suis passé après ma réunion faire quelques clichés de la belle ville de Toulouse. Voyez les sur la galerie.
dimanche 11 septembre 2011
Vidéos girondines
Avec un peu de retard, deux petites vidéos tournées sur la piste Roger Lapébie en Gironde...
Petite précision concernant le commentaire : le style Nicolas Hulot n'est que pure coïncidence !
Petite précision concernant le commentaire : le style Nicolas Hulot n'est que pure coïncidence !
4431 km
Ca y est, le voyage est bel et bien terminé. J'écris donc ces lignes depuis chez moi. Plus la peine de chercher une connexion hotspot...
Mais revenons au déroulement de la journée. Le matin, visite de Moissac, son cloître, ses rues sympas, en passant par le marché pour acheter le dernier pique-nique. Aujourd'hui il faut calculer au plus juste son rythme et ses arrêts pour être à Sesquières à 16h. Tantôt j'ai l'impression d'être à la bourre, tantôt en avance. Je m’autorise quand même une escale à Castelsarrasin qui pourtant ne vaut pas le coup. Petit arrêt à Montech pour observer la pente d'eau et son équipement construits en 1960 pour la navigation marchande afin d'éviter5 écluses. Malheureusement, sa durée d'utilisation a été courte, l'autoroute ayant pris le dessus.
J'y rencontre un Suisse qui fait le canal sur un vélo pliant ! Nous avons les même saccoches et cela semble lui faire plaisir. Il me prend donc en photo et me baptise "M. Ortlieb" (marque des sacoches).
Jusqu'à présent, je roulais plutôt vite mais après la pause pique-nique il me semble qu'il faille ralentir. Donc je passe de 20-22 à 16-17 km/h. A noter aussi que le vent d'Autan redouble et explique aussi cette baisse d'allure ! Une amie me souhaitait un bon atterrissage pour mon retour. On atterrit toujours vent de face donc de ce côté là, ça va ! Depuis que je suis revenu en haute-Garonne, que les paysages me sont familiers, je ressens une certaine émotion. La boucle est en train d'être bouclée !
En passant, je me dois de dénoncer la mauvaise qualité de l'arrivée à Toulouse par le canal de Garonne : pas de fléchage des changements de côté, revêtement aléatoire et surtout aucune signalétique en arrivant aux Ponts Jumeaux. Un malheureux panneau "St Cyprien" qui n'indique donc pas le centre ville. Les voyageurs doivent être perdus. Et ne parlons pas du canal du Midi dans la partie toulousaine. En fin de journée, un journaliste de la Depêche m'a appelé pour un sujet annexe et je lui ai parlé de mon voyage. Nos avons convenu de nous retourver autour d'une bière un de ces soirs pour en causer. Il fera certainement un papier sous l'angle comparaison des améngaments d'une ville à l'autre ou tourisme à vélo. Mes coups de gueule ou de cœur sur les aménagements rencontrés feront donc peut-être avancer la cause du vélo à Toulouse, aussi modestement soit-il mais les petites rivières font les océans !
Arrivé à Castelnau d'Estrétefonds, je guette les cyclistes arrivant en face, quelques uns doivent venir à ma rencontre mais j'aperçois au loin tout un groupe avec un enfant sur son petit vélo. Quelques dizaines de mètres plus loin, je confirme, c'est bien la famille et des amis qui sont venus ! Ca fait chaud au cœur d'être accueilli de la sorte ! Nous parcourons quelques kilomètres ensemble. Le temps de la photos, de partager quelques boissons et biscuits et Stéphane me raccompagne chez moi, symboliquement. On est parti ensemble, on rentre ensemble. J'avais peur d'être un peu submerger par l'émotion de finir ce long périple mais finalement j'étais plus content qu'ému.
En revanche, regagner l'appartement a été un moment un peu surréaliste. J'avais vraiment l'impression d'avoir quitter les lieux depuis pas mal de temps. Ma première vue a été pour la check list qui trainait sur la table basse, accompagnée des ouvrages de référence "voyager à vélo" "adventure cycle touring". Il me tardait de repartir chez Stéphane pour une soirée sympathique et conviviale.
J'avoue avoir mal dormi cette nuit. D'une part la chaleur de l'appart (par rapport à la tente), et puis l'interruption d'un mode de vie itinérant, le retour à la vraie vie.
Le compteur indique très exactement 4431 km, c'est le total final définitif. Et concernant le jeu de l'enclume, le poids exact vélo + bagages se monte à 47 kg. C'est donc Fred qui remporte le jeu avec 44 kg ! Un cycliste averti qui a pris de soin de bien détailler chaque éléments du vélo ! Quand tu viens sur Toulouse, on se fait un resto !
Un grand merci à toutes les personnes qui m'ont accueillies, encouragées, lues. Cela m'a permis de partager un petit peu ce voyage, quelque part hors du commun. Un salut spécial à Stéphane qui m'a accompagné la première semaine. On repart quand tu veux !
Restez branchés sur ce blog, je ferai des billets sur mes impressions à postériori, une synthèse sur le matériels...
Mais revenons au déroulement de la journée. Le matin, visite de Moissac, son cloître, ses rues sympas, en passant par le marché pour acheter le dernier pique-nique. Aujourd'hui il faut calculer au plus juste son rythme et ses arrêts pour être à Sesquières à 16h. Tantôt j'ai l'impression d'être à la bourre, tantôt en avance. Je m’autorise quand même une escale à Castelsarrasin qui pourtant ne vaut pas le coup. Petit arrêt à Montech pour observer la pente d'eau et son équipement construits en 1960 pour la navigation marchande afin d'éviter5 écluses. Malheureusement, sa durée d'utilisation a été courte, l'autoroute ayant pris le dessus.
J'y rencontre un Suisse qui fait le canal sur un vélo pliant ! Nous avons les même saccoches et cela semble lui faire plaisir. Il me prend donc en photo et me baptise "M. Ortlieb" (marque des sacoches).
Jusqu'à présent, je roulais plutôt vite mais après la pause pique-nique il me semble qu'il faille ralentir. Donc je passe de 20-22 à 16-17 km/h. A noter aussi que le vent d'Autan redouble et explique aussi cette baisse d'allure ! Une amie me souhaitait un bon atterrissage pour mon retour. On atterrit toujours vent de face donc de ce côté là, ça va ! Depuis que je suis revenu en haute-Garonne, que les paysages me sont familiers, je ressens une certaine émotion. La boucle est en train d'être bouclée !
En passant, je me dois de dénoncer la mauvaise qualité de l'arrivée à Toulouse par le canal de Garonne : pas de fléchage des changements de côté, revêtement aléatoire et surtout aucune signalétique en arrivant aux Ponts Jumeaux. Un malheureux panneau "St Cyprien" qui n'indique donc pas le centre ville. Les voyageurs doivent être perdus. Et ne parlons pas du canal du Midi dans la partie toulousaine. En fin de journée, un journaliste de la Depêche m'a appelé pour un sujet annexe et je lui ai parlé de mon voyage. Nos avons convenu de nous retourver autour d'une bière un de ces soirs pour en causer. Il fera certainement un papier sous l'angle comparaison des améngaments d'une ville à l'autre ou tourisme à vélo. Mes coups de gueule ou de cœur sur les aménagements rencontrés feront donc peut-être avancer la cause du vélo à Toulouse, aussi modestement soit-il mais les petites rivières font les océans !
Arrivé à Castelnau d'Estrétefonds, je guette les cyclistes arrivant en face, quelques uns doivent venir à ma rencontre mais j'aperçois au loin tout un groupe avec un enfant sur son petit vélo. Quelques dizaines de mètres plus loin, je confirme, c'est bien la famille et des amis qui sont venus ! Ca fait chaud au cœur d'être accueilli de la sorte ! Nous parcourons quelques kilomètres ensemble. Le temps de la photos, de partager quelques boissons et biscuits et Stéphane me raccompagne chez moi, symboliquement. On est parti ensemble, on rentre ensemble. J'avais peur d'être un peu submerger par l'émotion de finir ce long périple mais finalement j'étais plus content qu'ému.
En revanche, regagner l'appartement a été un moment un peu surréaliste. J'avais vraiment l'impression d'avoir quitter les lieux depuis pas mal de temps. Ma première vue a été pour la check list qui trainait sur la table basse, accompagnée des ouvrages de référence "voyager à vélo" "adventure cycle touring". Il me tardait de repartir chez Stéphane pour une soirée sympathique et conviviale.
J'avoue avoir mal dormi cette nuit. D'une part la chaleur de l'appart (par rapport à la tente), et puis l'interruption d'un mode de vie itinérant, le retour à la vraie vie.
Un grand merci à toutes les personnes qui m'ont accueillies, encouragées, lues. Cela m'a permis de partager un petit peu ce voyage, quelque part hors du commun. Un salut spécial à Stéphane qui m'a accompagné la première semaine. On repart quand tu veux !
Restez branchés sur ce blog, je ferai des billets sur mes impressions à postériori, une synthèse sur le matériels...
samedi 10 septembre 2011
La dernière soirée
Jour 52 ; vendredi 9 septembre ; St Laurent – Moissac ; 110km
Encore une fois surpris du nombre de kilomètres. Pourtant je n’ai pas changé le réglage du compteur mais je suis plutôt sorti du canal quelques fois. Auvillar : 10 km A/R ; Boudou : 8 km A/R ; erreur en cherchant le camping : 5 km plus les multiples détours à Agen, Valence d’Agen, Moissac.
Si le canal ne présente par moment que peu d’intérêt, coincé entre la voie ferrée et l’autoroute ou la nationale, les villes et villages valent le coup. On est pas très loin de Toulouse, le train s’y arrête mais je connais à peine… Par contre, Auvillar et Boudou sont au sommet de côtes dont une belle pour le second ! Avec la chaleur, j’en ai eu pour une bonne suée mais ça me plait les efforts comme ça. Au train en passant tout de même le petit plateau pour Boudou. Heureusement, à chaque fois la récompense m’attendait avec une vue magnifique. Pour dire vrai, un détour de 10 km A/R ne me motivait pas trop. Je me suis donc arrêter boire une bière et la décision fut ensuite vitre prise !
A Valence d’Agen, j’ai pu voir la plus belle halte qu’il m’ait été donné de voir au bord du canal : un ancien abattoir refait en salle de pique-nique avec toilettes, cuisine, point d’information et salle de repos avec hamacs mais je ne les ai pas vus, ce sont mes voisins d’hier qui me l’ont indiqué. Pourquoi une commune met autant d’argent et d’énergie pour une telle réalisation mais ne fait absolument aucune information ? Pas un panneau au bord de la piste qui passe pourtant juste devant. On ne me l’aurait pas dit, j’aurais juste vu un bâtiment marqué “abattoir public” sans me douter de rien ! Chers élus, mettez en valeur vos équipements, jalonnez vos centres villes et ses différents points d’intérêts, impliquez vos commerçants. Je vous jure que vous en récolterez les fruits (et vos nous faciliterez la vie). Je sais bien que vos administrés vous demandent des parkings voitures et des réfections de chaussées mais là, on est dans des dépenses sans aucun rapport.
Et à propos de gâchis, j’ai vu 6 ou 7 coopératives agricoles équipées pour charger les péniches. Pourquoi n’utilise-t-on pas le canal pour le transport de marchandises ? La route a presque tué le fer qui a tué l’eau. Et si on rééquilibrait tout ça pour moins polluer, moins surcharger nos routes (et moins en construire de nouvelles) et préserver un peu de pétrole qui nous sera toujours utile pour des usages plus nobles.
Dans la même logique, aujourd’hui j’ai souvent vu une culture dont les fruits sont souvent importés de Nouvelle Zélande car mangés hors saisons (comme en ce moment). Mais de quel fruit s’agit-il ? Voir les photos.
Mais venons en aux faits. Je suis à Moissac et je passe ma dernière soirée de voyage, ma dernière nuit. Toutes les bonnes choses ont une fin, je suis prêt à refermer la parenthèse mais promis, je garde ma barbe encore un peu !
Si le canal ne présente par moment que peu d’intérêt, coincé entre la voie ferrée et l’autoroute ou la nationale, les villes et villages valent le coup. On est pas très loin de Toulouse, le train s’y arrête mais je connais à peine… Par contre, Auvillar et Boudou sont au sommet de côtes dont une belle pour le second ! Avec la chaleur, j’en ai eu pour une bonne suée mais ça me plait les efforts comme ça. Au train en passant tout de même le petit plateau pour Boudou. Heureusement, à chaque fois la récompense m’attendait avec une vue magnifique. Pour dire vrai, un détour de 10 km A/R ne me motivait pas trop. Je me suis donc arrêter boire une bière et la décision fut ensuite vitre prise !
A Valence d’Agen, j’ai pu voir la plus belle halte qu’il m’ait été donné de voir au bord du canal : un ancien abattoir refait en salle de pique-nique avec toilettes, cuisine, point d’information et salle de repos avec hamacs mais je ne les ai pas vus, ce sont mes voisins d’hier qui me l’ont indiqué. Pourquoi une commune met autant d’argent et d’énergie pour une telle réalisation mais ne fait absolument aucune information ? Pas un panneau au bord de la piste qui passe pourtant juste devant. On ne me l’aurait pas dit, j’aurais juste vu un bâtiment marqué “abattoir public” sans me douter de rien ! Chers élus, mettez en valeur vos équipements, jalonnez vos centres villes et ses différents points d’intérêts, impliquez vos commerçants. Je vous jure que vous en récolterez les fruits (et vos nous faciliterez la vie). Je sais bien que vos administrés vous demandent des parkings voitures et des réfections de chaussées mais là, on est dans des dépenses sans aucun rapport.
Dans la même logique, aujourd’hui j’ai souvent vu une culture dont les fruits sont souvent importés de Nouvelle Zélande car mangés hors saisons (comme en ce moment). Mais de quel fruit s’agit-il ? Voir les photos.
Mais venons en aux faits. Je suis à Moissac et je passe ma dernière soirée de voyage, ma dernière nuit. Toutes les bonnes choses ont une fin, je suis prêt à refermer la parenthèse mais promis, je garde ma barbe encore un peu !
vendredi 9 septembre 2011
Retour au rythme ligérien
Jour 51 ; jeudi 8 septembre ; La Réole – St Laurent ; 87 km
Etape qui devait être courte mais qui, comme souvent, affiche pas mal de bornes au compteur. Il est vrai que je me suis pas mal éloigné du canal et parfois en me trompant. Il y a un panneau indicateur avec le nom du village pour sortir du canal puis plus rien et pour moi plus rien signifie tout droit… jusqu’à ce que je me pose assez de questions pour demander ma route et faire demi-tour !
A être dans les critiques, que je sais si bien faire, on notera concernant le canal de Garonne l’absence de jalonnement aux abords du canal ainsi que l’état de la piste cyclable qui se dégrade très vite à cause des racines. ce ne sont pas les vélos qui creusent mais les arbres qui poussent ! Pour le reste, c’est très bien fait. Peut-être les barrières qui interdisent l’accès aux voitures sont trop serrées et du coup dangereuses pour ceux qui n’ont pas des talents de pilote ou qui tirent une remorque.
Le canal de Garonne est quand même moins beau que celui du Midi même si beaucoup plus facile à vélo (car revêtu). Du coup cela lui donne un côté agréable et très détendant car on se détache de l’aspect pilotage. Malgré un paysage récurent d’eau et de platane, je ne ressens pas de monotonie. Les villages alternent avec les écluses et les haltes nautiques. Villages un peu tous sur le même registre : un centre bien restauré (halle, bastide…) mais infesté de bagnoles car aménagé en parking et autour des rues à l’aspect hétérogène car plus ou moins entretenues voire abandonnées. On ne retrouve pas la mise en valeur des villages de Loire ou de Bretagne où, je pense, les propriétaires et occupants prennent plus de soin à fleurir et entretenir leur habitation.
Sur mon vélo, j’ai retrouvé le moral et d’ailleurs j’ai adapté un rythme ligérien : longue pause du midi avec lecture et sieste. Les voies d’eaux s’y prêtent magnifiquement ! Toutefois, je ressentais un peu de fatigue physique en fin d’étape, les jambes lourdes et l’envi de stopper. Un camping tenu pour et par des Hollandais (je n’ai pas encore vu les gérants mais me suis installé, on verra demain) fait parfaitement l’affaire. Mes voisins, un couple de Toulousains, sont dans le même cas et nous prenons le repas ensemble.
Avant dernière nuit, sous la tente évidemment. Peut-être que demain ce sera un dernier bivouac mais désormais je ne calcule rien. On verra le moment venu.
jeudi 8 septembre 2011
Coup de blues en terre connue
Jour 50 ; mercredi 7 septembre ; Bordeaux – La Réole ; 115 km
Comme pour repousser encore un peu plus la fin du voyage, je suis parti de Bordeaux tard, c’est à dire après le déjeuner. Ma mère a rejoint Angoulême par le train ce matin et je quitte donc mon oncle et ma tante le coeur serré comme à chaque départ. Les escales ont toujours été de super moments, tous mes hôtes ont répondu présents, chaleureusement et sympathiquement. Ca donne encore plus de force au voyage.
La traversée de Bordeaux était une formalité et 35 minutes plus tard j’étais déjà à Latresne, au départ de la piste Roger Lapébie. Elle est très agréable mais je m’y suis senti seul et elle m’a paru un peu monotone.
Un des villages traversés est Créon dont le maire est actif dans la politique pro-vélo en France et représentant du Club des villes et territoires cyclables auprès du groupe national vélo qui vient de se monter au ministère du transport. J’ai fait un tour dans le centre ville et oh surprise, très peu d’aménagements et, signe qui ne trompe pas, pratiquement toutes les rues en sens unique et sans double sens cyclable…. La bastide centrale est un grand parking. Je suis déçu.
La bruine tombe par intermittence depuis le départ et du coup un petit coup de cafard me touche en plein cœur ! J’ai l’impression d’avoir perdu la sérénité et la tranquillité acquises tout le long du voyage. Tout un tas de trucs me passent par la tête, plus ou moins existentiels… Je crois que j’appréhende mon retour à la vie normale. Ce périple est comme une parenthèse dans ma vie où je mets tout de côté quelques semaines, mais il faut bien la refermer cette parenthèse et se confronter à la réalité, à la vraie vie avec ses angoisses, ses difficultés, ses combats. Je crois que j’ai renforcé mes idéaux, ma volonté de servir à quelque chose mais il ne faut pas en oublier sa propre vie.
En revanche, si l'arrivée se prépare déjà, j’ai découvert qu’une petite surprise se mijotait afin de m’accompagner sur les derniers kilomètres. Tant pis pour l’effet de surprise mais le geste me touche profondément, tout comme la venue de ma mère à Bordeaux. Donc pour samedi, tout ceux qui veulent pédaler avec moi sur le canal de Garonne et/ou du Midi sont les bienvenus. Je préciserai les horaires mais ce sera vraisemblablement vers 16h samedi du côté de Sesquières.
Revenons à l’étape du jour. Au bout de la piste, je reviens à la réalité avec tout ce qu’il faut de très basique pour occuper l’esprit : vent, côtes, voitures qui vont vite, camions qui frôlent. J’ai beau connaitre un peu le coin, sans carte je me rallonge d’une bonne trentaine de kilomètres car j’ai raté le bon pont sur la Garonne. Cela m’envoie à Langon, ville pas très cyclable, mais me permet d’assister à la manutention des ailerons arrières de l’A380. Les convois exceptionnels partent en effet lundi pour Toulouse. La taille des pièces est impressionnante.
Je rejoins ensuite le canal de Garonne mais j’appuie assez fort sur les pédales (comme depuis le début) car le temps passe et il me faut rejoindre La Réole et trouver une boulangerie, mission délicate à 19H15 !
La Réole, lieu spécial pour moi car du camping je voie… l’appart que j’ai occupé en 1999 pour mon premier job en cave coopérative (mais en station d’épuration…). A l’époque je voyais ce camping tous les jours de ma fenêtre et loin de moi l’idée que j’y dormirai un jour ! Voilà aussi pourquoi l’esprit de découverte et d’aventure du voyage s’estompe devant ces terres connues.
Comme pour repousser encore un peu plus la fin du voyage, je suis parti de Bordeaux tard, c’est à dire après le déjeuner. Ma mère a rejoint Angoulême par le train ce matin et je quitte donc mon oncle et ma tante le coeur serré comme à chaque départ. Les escales ont toujours été de super moments, tous mes hôtes ont répondu présents, chaleureusement et sympathiquement. Ca donne encore plus de force au voyage.
La traversée de Bordeaux était une formalité et 35 minutes plus tard j’étais déjà à Latresne, au départ de la piste Roger Lapébie. Elle est très agréable mais je m’y suis senti seul et elle m’a paru un peu monotone.
Un des villages traversés est Créon dont le maire est actif dans la politique pro-vélo en France et représentant du Club des villes et territoires cyclables auprès du groupe national vélo qui vient de se monter au ministère du transport. J’ai fait un tour dans le centre ville et oh surprise, très peu d’aménagements et, signe qui ne trompe pas, pratiquement toutes les rues en sens unique et sans double sens cyclable…. La bastide centrale est un grand parking. Je suis déçu.
La bruine tombe par intermittence depuis le départ et du coup un petit coup de cafard me touche en plein cœur ! J’ai l’impression d’avoir perdu la sérénité et la tranquillité acquises tout le long du voyage. Tout un tas de trucs me passent par la tête, plus ou moins existentiels… Je crois que j’appréhende mon retour à la vie normale. Ce périple est comme une parenthèse dans ma vie où je mets tout de côté quelques semaines, mais il faut bien la refermer cette parenthèse et se confronter à la réalité, à la vraie vie avec ses angoisses, ses difficultés, ses combats. Je crois que j’ai renforcé mes idéaux, ma volonté de servir à quelque chose mais il ne faut pas en oublier sa propre vie.
En revanche, si l'arrivée se prépare déjà, j’ai découvert qu’une petite surprise se mijotait afin de m’accompagner sur les derniers kilomètres. Tant pis pour l’effet de surprise mais le geste me touche profondément, tout comme la venue de ma mère à Bordeaux. Donc pour samedi, tout ceux qui veulent pédaler avec moi sur le canal de Garonne et/ou du Midi sont les bienvenus. Je préciserai les horaires mais ce sera vraisemblablement vers 16h samedi du côté de Sesquières.
Revenons à l’étape du jour. Au bout de la piste, je reviens à la réalité avec tout ce qu’il faut de très basique pour occuper l’esprit : vent, côtes, voitures qui vont vite, camions qui frôlent. J’ai beau connaitre un peu le coin, sans carte je me rallonge d’une bonne trentaine de kilomètres car j’ai raté le bon pont sur la Garonne. Cela m’envoie à Langon, ville pas très cyclable, mais me permet d’assister à la manutention des ailerons arrières de l’A380. Les convois exceptionnels partent en effet lundi pour Toulouse. La taille des pièces est impressionnante.
Je rejoins ensuite le canal de Garonne mais j’appuie assez fort sur les pédales (comme depuis le début) car le temps passe et il me faut rejoindre La Réole et trouver une boulangerie, mission délicate à 19H15 !
La Réole, lieu spécial pour moi car du camping je voie… l’appart que j’ai occupé en 1999 pour mon premier job en cave coopérative (mais en station d’épuration…). A l’époque je voyais ce camping tous les jours de ma fenêtre et loin de moi l’idée que j’y dormirai un jour ! Voilà aussi pourquoi l’esprit de découverte et d’aventure du voyage s’estompe devant ces terres connues.
mercredi 7 septembre 2011
Vive le tram bordelais !
Jour 49 ; mardi 6 septembre ; Bordeaux ; 0 km
Second jour sans aucun coup de pédale mais non sans activité physique puisque la belle journée a été passée à marcher en ville.
Est-il nécessaire de rappeler que Bordeaux est une ville qui a vraiment de la gueule et a été complètement transformée depuis une dizaine d’années ? Merci le tramway d’avoir redessiné les rues ! Et ce n’est pas fini, une ligne en prolongation, une autre en chantier prochain. Leurs lobbies commerçant et automobile ne font pas annuler des projets en justice au nom de la sacro sainte voiture qu’il ne faut pas perturber, n’est-ce pas Toulouse la conservatrice ?
Et ne parlons pas du vélo (mais parlons en quand même un peu) dont les aménagements sont omniprésents et de grande qualité. J’en ai fait l’expérience en venant du Lac hier. Jalonnement nickel, piste continue et prioritaire. Du bel ouvrage. Juste deux reproches : pas assez de doubles sens cyclables en centre ville, c’est du coup un peu compliqué dans les quartiers ; trop de stationnement sur les bandes, comme je le constate plus globalement depuis que j'ai rejoint le sud...
Quel bonheur de flâner (à pieds ou à vélo) sur les quais, de déambuler dans tout le centre réellement piéton. C’est une espèce de rêve quand on vient de Toulouse ! Mais bon, on y croit et on fait tout pour ! Les bagnolards ont eu leurs heures de gloire dans les années 60 à 90, il est temps de changer, non mais !!
Et la soirée s’est achevée dans un bon petit resto en famille, place St Pierre, dans une ambiance très animée et conviviale avec du monde partout et une température idéale. Ca fait encore bien vacances.
Demain, la route à nouveau pour la dernière ligne droite qui sera à coup sûre ponctuée de petits détours, il va falloir profiter de chaque kilomètre encore plus intensément !!
Second jour sans aucun coup de pédale mais non sans activité physique puisque la belle journée a été passée à marcher en ville.
Est-il nécessaire de rappeler que Bordeaux est une ville qui a vraiment de la gueule et a été complètement transformée depuis une dizaine d’années ? Merci le tramway d’avoir redessiné les rues ! Et ce n’est pas fini, une ligne en prolongation, une autre en chantier prochain. Leurs lobbies commerçant et automobile ne font pas annuler des projets en justice au nom de la sacro sainte voiture qu’il ne faut pas perturber, n’est-ce pas Toulouse la conservatrice ?
Et ne parlons pas du vélo (mais parlons en quand même un peu) dont les aménagements sont omniprésents et de grande qualité. J’en ai fait l’expérience en venant du Lac hier. Jalonnement nickel, piste continue et prioritaire. Du bel ouvrage. Juste deux reproches : pas assez de doubles sens cyclables en centre ville, c’est du coup un peu compliqué dans les quartiers ; trop de stationnement sur les bandes, comme je le constate plus globalement depuis que j'ai rejoint le sud...
Quel bonheur de flâner (à pieds ou à vélo) sur les quais, de déambuler dans tout le centre réellement piéton. C’est une espèce de rêve quand on vient de Toulouse ! Mais bon, on y croit et on fait tout pour ! Les bagnolards ont eu leurs heures de gloire dans les années 60 à 90, il est temps de changer, non mais !!
Et la soirée s’est achevée dans un bon petit resto en famille, place St Pierre, dans une ambiance très animée et conviviale avec du monde partout et une température idéale. Ca fait encore bien vacances.
Demain, la route à nouveau pour la dernière ligne droite qui sera à coup sûre ponctuée de petits détours, il va falloir profiter de chaque kilomètre encore plus intensément !!
lundi 5 septembre 2011
4000
Jour 48 ; lundi 5 septembre ; Pauillac – Bordeaux ; 77 km
On continue dans les châteaux même si je ne m’y suis pas arrêté. J’avoue ne pas avoir trop d’intérêt pour le vin et à vrai dire ces châteaux prestigieux me dégoutent un peu.
La qualité du vin est certainement exceptionnelle mais pas en rapport avec le prix (la dernière cuvée Mouton Rothschild 2010 se vend 800€ la bouteille, indécent). Ce sont des riches qui se font plaisir entre eux, une oligarchie qui fait saliver le reste du peuple. Quelqu’un , résolument de gauche, me disait un jour :”l’utopie c’est que tout le monde ait accès au luxe”. Je m’oppose totalement à cela car pour moi l’utopie serait un monde basé sur l’être et non sur l’avoir.
Et puis cette utopie me semble impossible pour deux raisons:
- s’il n’y avait pas de pauvres, il n’y aurait pas de riches et donc pas de luxe, qui leur permet de s’affirmer. Le but de beaucoup de gens est de parvenir à la classe supérieure. Cette course est exacerbée par des bouteilles de jus de raisin fermenté à 800€
- les limites physiques de la planète l’interdisent. A l’heure actuelle, où une bonne partie de la planète n’a pas accès aux besoins fondamentaux (eau, nourriture…) et bien nous utilisons plus que ce que la terre produit. Nous vivons à crédit sur elle.
Tout ce tralala autour des vins prestigieux m’énerve donc un peu.
Plus prosaïquement, j’ai encore tenté d’emprunter les chemins entre les parcelles de vigne. Je l’ai joué VTTiste mais sans chute ! Pour prouver que je ne suis pas complètement un tocquard, j'ai réalisé un exploit, qui plus est en lien avec la viticulture... malheureusement il y a eu un problème technique sur le fin, sans doute la fameuse cage de Faraday !
La route de Bordeaux fut ensuite assez rapide car très passagère et roulé très vite par les “33”. Je ne m’y suis pas attardé. Cette route est pourtant toute petite sur la carte. Je veux bien que le jour de la rentée on soit énervé, que ce soit plus court par là ou je ne sais quoi mais à la vue d’un cycliste on ralentit et on le double en voyant ce qui vient en face et en s’écartant. Et ce qui m’énerve le plus, c’est que sur le nombre assez important de comportements dangereux, personne ne m’a fait un petit signe de la main manière de dire “excusez-moi, j’ai été imprudent”. L’automobiliste ne s’estime que très rarement fautif et a tendance à accuser les autres.
Sinon samedi prochain aura lieu le marathon du Médoc, une idée pour une prochaine édition. A noter aussi que je me suis quasiment décidé pour courir le marathon de Paris 2012 avec une bonne préparation. Je m’étais engagé à ne plus le faire pour la performance et bien tant pis, de toute façon de l’eau a coulé sous les ponts !
Pour l’anecdote finale, j’ai bouclé les 4000 km aujourd’hui et au bout de la route, une surprise m'attendait. Ma mère est venu me voir à Bordeaux ! Voilà une journée de repos qui se profile demain en famille avec oncle, tante et Maman !
Et puis cette utopie me semble impossible pour deux raisons:
- s’il n’y avait pas de pauvres, il n’y aurait pas de riches et donc pas de luxe, qui leur permet de s’affirmer. Le but de beaucoup de gens est de parvenir à la classe supérieure. Cette course est exacerbée par des bouteilles de jus de raisin fermenté à 800€
- les limites physiques de la planète l’interdisent. A l’heure actuelle, où une bonne partie de la planète n’a pas accès aux besoins fondamentaux (eau, nourriture…) et bien nous utilisons plus que ce que la terre produit. Nous vivons à crédit sur elle.
Tout ce tralala autour des vins prestigieux m’énerve donc un peu.
Plus prosaïquement, j’ai encore tenté d’emprunter les chemins entre les parcelles de vigne. Je l’ai joué VTTiste mais sans chute ! Pour prouver que je ne suis pas complètement un tocquard, j'ai réalisé un exploit, qui plus est en lien avec la viticulture... malheureusement il y a eu un problème technique sur le fin, sans doute la fameuse cage de Faraday !
La route de Bordeaux fut ensuite assez rapide car très passagère et roulé très vite par les “33”. Je ne m’y suis pas attardé. Cette route est pourtant toute petite sur la carte. Je veux bien que le jour de la rentée on soit énervé, que ce soit plus court par là ou je ne sais quoi mais à la vue d’un cycliste on ralentit et on le double en voyant ce qui vient en face et en s’écartant. Et ce qui m’énerve le plus, c’est que sur le nombre assez important de comportements dangereux, personne ne m’a fait un petit signe de la main manière de dire “excusez-moi, j’ai été imprudent”. L’automobiliste ne s’estime que très rarement fautif et a tendance à accuser les autres.
Sinon samedi prochain aura lieu le marathon du Médoc, une idée pour une prochaine édition. A noter aussi que je me suis quasiment décidé pour courir le marathon de Paris 2012 avec une bonne préparation. Je m’étais engagé à ne plus le faire pour la performance et bien tant pis, de toute façon de l’eau a coulé sous les ponts !
Pour l’anecdote finale, j’ai bouclé les 4000 km aujourd’hui et au bout de la route, une surprise m'attendait. Ma mère est venu me voir à Bordeaux ! Voilà une journée de repos qui se profile demain en famille avec oncle, tante et Maman !
dimanche 4 septembre 2011
Première chute
Jour 47 ; dimanche 4 septembre ; St Palais/Mer – Pauillac ; 109 km
10h, la photo et les adieux à mes amis charentais. Et c’est reparti !
Aujourd’hui, on ne parle plus de pont, même pas à transbordeur, mais de bateau. C’est en effet un bac qui m’a fait traverser l’estuaire de la Gironde et me conduire de Royan au Verdon sur Mer. Pas un effort ! C’est aussi l’occasion de croiser les cyclo-voyageurs qui sont nombreux à opter pour cette traversée. Je sympathise avec un british qui m’a l’air un peu à l’ouest, en tee-shirt sur le pont extérieur et sous la pluie, en train de manger le malheureux sandwich qu’il a acheté à bord ! Je le dépanne de cartes qui ne me servent plus. Nous comparons aussi nos aventures avec un local qui tous les 10 ans se prends 3 ou 4 mois pour partir en mer et larguer les amarres avec la vie quotidienne. Il me met en guère quant à la reprise du travail !
La route du Médoc est ventée mais favorablement, ponctuée d’éclaircies et j’envoie de la braquasse ! Comme après chaque jour de repos, j’ai envi de lâcher les chevaux. Le pédalage me manque déjà. En plus les villes traversées ne m’inspirent guère : Soulac est moche et à part une rue, c’est une ville morte. St Estèphe est aussi vide même si un vide... grenier anime les bords de Gironde. Et je finis à Pauillac que je connais déjà pour le travail mais dont je ne suis pas fan même s’il y a quelques jolies bâtisses.
Je préfère aller voir quelques prestigieux châteaux. Mouton Rothschild : pas de château ou du moins je vois un parc mais rien dedans. Je tente la découverte à travers les vignes. Une petite route devient chemin empierré puis en terre. Les vignes étant à nu entre les rangées, le ravinement ensable le chemin (pas très écolo tout ça !) et à vélo ça devient vite galère avec X kg dont une partie sur l’avant. Des personnes m’indiquent la direction mais le chemin est complètement ensablé et en montée. Tout à gauche, petits coups de reins à la VTTiste pour tenter de sortir de ce merdier mais les roues s'enfoncent. La pédale automatique fait un peu des siennes avec le sable et boom, je tombe sur le flanc à l’arrêt dans le sable (plein de produits phytosanitaires !) ! Première chute pour moi et troisième pour le vélo ! Évidemment rien à déplorer, même pas de vernis sauté !
Et quelques km plus loin, le premier chien méchant du voyage qui se jette sur moi. J’ai un drôle de réflexe de ne pas ralentir et de crier fort en l’insultant de “connard”et ça marche ! Je ne verrai finalement que château Lafite Rothschild, sans plus, ainsi que les vaches du baron dans la forêt ensablée. L'honneur est sauf !
10h, la photo et les adieux à mes amis charentais. Et c’est reparti !
Aujourd’hui, on ne parle plus de pont, même pas à transbordeur, mais de bateau. C’est en effet un bac qui m’a fait traverser l’estuaire de la Gironde et me conduire de Royan au Verdon sur Mer. Pas un effort ! C’est aussi l’occasion de croiser les cyclo-voyageurs qui sont nombreux à opter pour cette traversée. Je sympathise avec un british qui m’a l’air un peu à l’ouest, en tee-shirt sur le pont extérieur et sous la pluie, en train de manger le malheureux sandwich qu’il a acheté à bord ! Je le dépanne de cartes qui ne me servent plus. Nous comparons aussi nos aventures avec un local qui tous les 10 ans se prends 3 ou 4 mois pour partir en mer et larguer les amarres avec la vie quotidienne. Il me met en guère quant à la reprise du travail !
La route du Médoc est ventée mais favorablement, ponctuée d’éclaircies et j’envoie de la braquasse ! Comme après chaque jour de repos, j’ai envi de lâcher les chevaux. Le pédalage me manque déjà. En plus les villes traversées ne m’inspirent guère : Soulac est moche et à part une rue, c’est une ville morte. St Estèphe est aussi vide même si un vide... grenier anime les bords de Gironde. Et je finis à Pauillac que je connais déjà pour le travail mais dont je ne suis pas fan même s’il y a quelques jolies bâtisses.
Je préfère aller voir quelques prestigieux châteaux. Mouton Rothschild : pas de château ou du moins je vois un parc mais rien dedans. Je tente la découverte à travers les vignes. Une petite route devient chemin empierré puis en terre. Les vignes étant à nu entre les rangées, le ravinement ensable le chemin (pas très écolo tout ça !) et à vélo ça devient vite galère avec X kg dont une partie sur l’avant. Des personnes m’indiquent la direction mais le chemin est complètement ensablé et en montée. Tout à gauche, petits coups de reins à la VTTiste pour tenter de sortir de ce merdier mais les roues s'enfoncent. La pédale automatique fait un peu des siennes avec le sable et boom, je tombe sur le flanc à l’arrêt dans le sable (plein de produits phytosanitaires !) ! Première chute pour moi et troisième pour le vélo ! Évidemment rien à déplorer, même pas de vernis sauté !
Et quelques km plus loin, le premier chien méchant du voyage qui se jette sur moi. J’ai un drôle de réflexe de ne pas ralentir et de crier fort en l’insultant de “connard”et ça marche ! Je ne verrai finalement que château Lafite Rothschild, sans plus, ainsi que les vaches du baron dans la forêt ensablée. L'honneur est sauf !
samedi 3 septembre 2011
Au pays des huitres
Jour 46 ; samedi 3 septembre ; St Palais/Mer ; 49 km
Ca ne sera pas plage pour ce jour de repos car le soleil s’est caché. Ce sera alors promenade dans la presqu’ile d’Arvert, c’est à dire les terres situées entre l’estuaire de la Seudre, celui de la Gironde et l’océan. En l’occurrence le village de Mornac/Seudre et le petit port ostréicole de la Chaillevette. Dommage que la marée ait été basse, les chenaux étaient vides et les bateaux sur le flanc !
Les marais sont truffés de bassins d’affinage des huitres et il va falloir que je cherche un peu à comprendre en quoi consiste ces opérations. II y a des systèmes de remplissage/vidange des bassins et des aérations mécaniques (non, non, je ne parle pas de step*…). En tout cas les Marennes Oléron que j’ai dégustées ce midi étaient excellentes et je n’ai pas été malade, ce qui ne fut pas le cas certaines fois. Je sais maintenant que je les digère ! Comme vous l’aurez constaté, mes hôtes me soignent !
Autrement, j’écris ce billet en regardant le 20h à la télé. Je n’avais pas regardé la télé depuis un moment. Rien de bien passionnant, on a l’impression que le monde s’est arrêté depuis que je suis parti car les informations semblent être les mêmes ! Il y a même un retour sur l’actu de l’été : la tuerie norvégienne, les révolutions arabes, DSK, la bourse, la Somalie, la météo pourrie de l’été (dans l’ordre d’importance ?) et… le Tour de France. Comme je disais c’est comme si je n’étais pas parti ! En revanche j’ai pris un petit coup en regardant la pub. Cette vie de l’avoir qu’on veut nous vendre et que beaucoup finissent par vouloir me donne la gerbe… encore plus qu’avant et bien plus que les huitres !
*step = station d’épuration
Ca ne sera pas plage pour ce jour de repos car le soleil s’est caché. Ce sera alors promenade dans la presqu’ile d’Arvert, c’est à dire les terres situées entre l’estuaire de la Seudre, celui de la Gironde et l’océan. En l’occurrence le village de Mornac/Seudre et le petit port ostréicole de la Chaillevette. Dommage que la marée ait été basse, les chenaux étaient vides et les bateaux sur le flanc !
Les marais sont truffés de bassins d’affinage des huitres et il va falloir que je cherche un peu à comprendre en quoi consiste ces opérations. II y a des systèmes de remplissage/vidange des bassins et des aérations mécaniques (non, non, je ne parle pas de step*…). En tout cas les Marennes Oléron que j’ai dégustées ce midi étaient excellentes et je n’ai pas été malade, ce qui ne fut pas le cas certaines fois. Je sais maintenant que je les digère ! Comme vous l’aurez constaté, mes hôtes me soignent !
Autrement, j’écris ce billet en regardant le 20h à la télé. Je n’avais pas regardé la télé depuis un moment. Rien de bien passionnant, on a l’impression que le monde s’est arrêté depuis que je suis parti car les informations semblent être les mêmes ! Il y a même un retour sur l’actu de l’été : la tuerie norvégienne, les révolutions arabes, DSK, la bourse, la Somalie, la météo pourrie de l’été (dans l’ordre d’importance ?) et… le Tour de France. Comme je disais c’est comme si je n’étais pas parti ! En revanche j’ai pris un petit coup en regardant la pub. Cette vie de l’avoir qu’on veut nous vendre et que beaucoup finissent par vouloir me donne la gerbe… encore plus qu’avant et bien plus que les huitres !
*step = station d’épuration
Une des journées les plus chaudes
Jour 45 ; vendredi 2 septembre ; Rochefort – St Palais/Mer ; 93 km
Matinée tranquille à Rochefort. Tourisme assez vite fait, courses, café et comme d’habitude tout s’accélère dans l’après-midi. Le centre de cette ville a la particularité d’être en zone 30, comme tous les centre-ville me direz-vous, mais là il n’y a pas de signalisation de priorité ou juste sur les gros carrefours. Un peu à l’allemande. Priorité à droite, courtoisie sont donc de rigueur. Je suis plutôt pour car les carrefours à feux déresponsabilisent : au vert beaucoup passent sans se soucier de rien. Là au moins les gens abordent les intersections moins vite et les accidents sont certainement moins graves. Autre atout, pas besoin de radar !
Sinon, encore une histoire de ponts et cette fois-ci deux dans la même journée. Tout d’abord le célèbre pont à transbordeur de Rochefort pour franchir le fleuve Charente. Le sort a vengé mes propos d’hier car si j’ai déboursé 1,3€, les voitures passent par le viaduc gratuitement ! Il faut dire aussi que c’est sans effort, il y a même des places assises à bord ! En revanche le pont sur le Seudre à Marennes demandait quelques Kcalories. Vent 3/4 face et comme tout pont sur un estuaire, belle montée pour laisser passer les gros bateaux. Ce fut la principale difficulté du jour. Le “tracé localement difficile” sur la piste cyclable vers La Palmyre est à côté un “pipi de chat”.
Aujourd’hui j’ai bien ressenti la transition avec le sud de la France. Bon, déjà il a fait 30°c - à noter au passage que les prévisions météo sont mauvaises depuis le début de semaine car il n’y a eu que du beau temps – puis l’architecture des maisons et en particulier des toits : peu pentus aux tuiles claires. La végétation change aussi et en particulier en passant la Seudre avec la forêt de pins maritimes et chênes verts. Ca sent la fin du périple…
Pour ne pas le terminer trop vite, demain sera jour de repos car je suis chaleureusement accueilli chez des amis de mes parents, une maison à 100m de la plage à St Palais, alors autant en profiter pour se promener dans le coin. Je suis quand même charentais, même si non maritime, alors je dois faire honneur à mon pays natal !
A propos de chaleur, ce fut une journée “chasse à la canette” car il est très difficile de trouver de l’eau le long des pistes cyclables. Je me suis donc octroyé une petite baignade sur la Côte Sauvage pour taquiner les vagues de l’océan. Soit elles n’étaient pas fortes où soit j’ai grandi mais j’ai un souvenir de vagues énormes à l’époque, avec appréhension de les affronter !
Sur le plan des rencontres, je me suis fait doubler par un cyclo-campeur, c’est une des premières fois que ça m’arrive ! Le gars venait de faire la Norvège à vélo deux semaines. Bon, là il venait de l’aéroport mais sinon il y a vu des paysages “de psychopathes” et m’a rassuré quant à la difficulté des pentes dans les fjords. Le plus dur était la pluie et le froid. Le gars avait quand même l’air gaillard à vélo mais ça donne des idées pour la suite !
On va terminer par deux chiffres :
- 30 minutes c’est le temps qu’il me faut pour ranger mes affaires, démonter et plier la tente et charger le vélo.
- 1% c’est l’erreur en surestimation de mon compteur d’après mes calculs en fonction des repères sur les pistes cyclables. : une inscription (localisation pour les secours) tous les 200m.
Matinée tranquille à Rochefort. Tourisme assez vite fait, courses, café et comme d’habitude tout s’accélère dans l’après-midi. Le centre de cette ville a la particularité d’être en zone 30, comme tous les centre-ville me direz-vous, mais là il n’y a pas de signalisation de priorité ou juste sur les gros carrefours. Un peu à l’allemande. Priorité à droite, courtoisie sont donc de rigueur. Je suis plutôt pour car les carrefours à feux déresponsabilisent : au vert beaucoup passent sans se soucier de rien. Là au moins les gens abordent les intersections moins vite et les accidents sont certainement moins graves. Autre atout, pas besoin de radar !
Sinon, encore une histoire de ponts et cette fois-ci deux dans la même journée. Tout d’abord le célèbre pont à transbordeur de Rochefort pour franchir le fleuve Charente. Le sort a vengé mes propos d’hier car si j’ai déboursé 1,3€, les voitures passent par le viaduc gratuitement ! Il faut dire aussi que c’est sans effort, il y a même des places assises à bord ! En revanche le pont sur le Seudre à Marennes demandait quelques Kcalories. Vent 3/4 face et comme tout pont sur un estuaire, belle montée pour laisser passer les gros bateaux. Ce fut la principale difficulté du jour. Le “tracé localement difficile” sur la piste cyclable vers La Palmyre est à côté un “pipi de chat”.
Aujourd’hui j’ai bien ressenti la transition avec le sud de la France. Bon, déjà il a fait 30°c - à noter au passage que les prévisions météo sont mauvaises depuis le début de semaine car il n’y a eu que du beau temps – puis l’architecture des maisons et en particulier des toits : peu pentus aux tuiles claires. La végétation change aussi et en particulier en passant la Seudre avec la forêt de pins maritimes et chênes verts. Ca sent la fin du périple…
Pour ne pas le terminer trop vite, demain sera jour de repos car je suis chaleureusement accueilli chez des amis de mes parents, une maison à 100m de la plage à St Palais, alors autant en profiter pour se promener dans le coin. Je suis quand même charentais, même si non maritime, alors je dois faire honneur à mon pays natal !
A propos de chaleur, ce fut une journée “chasse à la canette” car il est très difficile de trouver de l’eau le long des pistes cyclables. Je me suis donc octroyé une petite baignade sur la Côte Sauvage pour taquiner les vagues de l’océan. Soit elles n’étaient pas fortes où soit j’ai grandi mais j’ai un souvenir de vagues énormes à l’époque, avec appréhension de les affronter !
Sur le plan des rencontres, je me suis fait doubler par un cyclo-campeur, c’est une des premières fois que ça m’arrive ! Le gars venait de faire la Norvège à vélo deux semaines. Bon, là il venait de l’aéroport mais sinon il y a vu des paysages “de psychopathes” et m’a rassuré quant à la difficulté des pentes dans les fjords. Le plus dur était la pluie et le froid. Le gars avait quand même l’air gaillard à vélo mais ça donne des idées pour la suite !
On va terminer par deux chiffres :
- 30 minutes c’est le temps qu’il me faut pour ranger mes affaires, démonter et plier la tente et charger le vélo.
- 1% c’est l’erreur en surestimation de mon compteur d’après mes calculs en fonction des repères sur les pistes cyclables. : une inscription (localisation pour les secours) tous les 200m.
vendredi 2 septembre 2011
Flash back, le Gois comme si vous y étiez
Une petite vidéo tournée lundi mais mise en ligne aujourd'hui...
Le troisième pont
Jour 44 ; jeudi 1 septembre ; Esnandes – Rochefort ; 117 km
Comme prévu, j’ai fait un petit détour par l’ile de Ré. Je suis donc parti un peu plus tôt que d’habitude (9h30). Le café matinal zappé, me voilà sur le sentier (chaotique) du littoral direction le pont.
Je les aime ces ponts, c’est le 3ième grand après St Nazaire et Noirmoutier. Une longue montée et une longue descente. Au démarrage, on a l’impression de s’embarquer pour une expédition sans possibilité de retour et de faire, l’espace de quelques kilomètres, comme un grand saut, un grand voyage. C’est un peu l’avion du cycliste !
Me voilà sur l’ile de Ré avec ses multiples pistes cyclables et donc ses multiples cyclistes. Bon, ce sont des promeneurs, néophytes à vélo et donc imprévisibles alors méfiance. Le “ting” à chaque dépassement et l’assurance que tout est maitrisé à l’entame de la manœuvre. Développer la pratique du vélo en ville, donc à des fins utilitaires, c’est s’adresser à des gens comme ça. Allez donc les envoyer dans les rond-points géants tant à la mode aujourd’hui à l’entrée de nos villes ! En voiture ils y sont (trop) à l’aise mais à vélo, je pense qu’il n’y aurait plus personne ! Sur l’ile, ils n’ont à se soucier de rien et presque pas à appréhender l’insertion dans le trafic automobile. C’est sécurisant mais pas formateur à la pratique du vélo pour réduire la part de la voiture dans nos déplacements quotidiens, donc réduire les bouchons, la pollution…
Bref, parlons Ré. Les villages sont conformes aux cartes postales, à condition de s’écarter des rues commerçantes, mais bizarrement peu de monde tentait l’aventure aujourd’hui. C’est sans doute mon côté rebelle qui me fait fuir les lieux trop touristico-mercantiles ! Et je me suis régalé à déambuler dans les ruelles et les micro-ruelles de St Martin. Pour le reste, je n’ai pas beaucoup exploré l’ile. J’ai préféré aller à La Rochelle même si je connaissais déjà un peu. Il doit vraiment faire bon y vivre ! J’ai été étonné par le nombre important de touristes ! Les rues étaient noires de monde !
Et la journée s’est achevée à Rochefort, via des routes peu intéressantes(mais jalonnées vélo) mise à part le bout de sentier littoral. Direct au camping municipal “le Rayonnement” noté 3 étoiles mais sans piscine et sans fioriture. Un camping avec l’écolabel européen ça ne court pas les rues et ce qui devait arriver arriva, on y favorise les vélos avec un tarif à 5,5€ TTC, y compris le wifi ! Déjà ce matin le péage du pont est facturé 16,5€ A/R pour les voitures et gratuit pour les piétons et vélos. L’économie me paye 3 fois le camping !
La trouvaille du jour, les fromagers arnaqueurs à touristes sur pas mal de marchés des villes …. à touristes. Un gars qui n’a pas trop l’air d’un fromager, avec sa remorque-étal frigo, méfiez-vous en !. Il vend des tomes à différents parfums. Il est commerçant dans l’âme mais ne sait pas trop parler de ses fromages. La tome de vache (origine France mais où ?) à 49,9€/kg ça vous fait le petit morceau de 400G à 20€. Mes références Biocoop (donc bio, donc plutôt cher) m’ont fait tilt et pourtant je ne suis pas un connaisseur en matière de prix ! Je suis par contre devenu un spécialiste pour repérer ces énergumènes ! Et je soupçonne la même chose pour les saucissons...
Et le temps au fait ? beau, beau, beau même si le matin il y a tellement de rosée que la tente se mouille à l’intérieur. Pas cool, mais je sais gérer ce genre de détail de la dure vie du cyclo-campeur.
Comme prévu, j’ai fait un petit détour par l’ile de Ré. Je suis donc parti un peu plus tôt que d’habitude (9h30). Le café matinal zappé, me voilà sur le sentier (chaotique) du littoral direction le pont.
Je les aime ces ponts, c’est le 3ième grand après St Nazaire et Noirmoutier. Une longue montée et une longue descente. Au démarrage, on a l’impression de s’embarquer pour une expédition sans possibilité de retour et de faire, l’espace de quelques kilomètres, comme un grand saut, un grand voyage. C’est un peu l’avion du cycliste !
Me voilà sur l’ile de Ré avec ses multiples pistes cyclables et donc ses multiples cyclistes. Bon, ce sont des promeneurs, néophytes à vélo et donc imprévisibles alors méfiance. Le “ting” à chaque dépassement et l’assurance que tout est maitrisé à l’entame de la manœuvre. Développer la pratique du vélo en ville, donc à des fins utilitaires, c’est s’adresser à des gens comme ça. Allez donc les envoyer dans les rond-points géants tant à la mode aujourd’hui à l’entrée de nos villes ! En voiture ils y sont (trop) à l’aise mais à vélo, je pense qu’il n’y aurait plus personne ! Sur l’ile, ils n’ont à se soucier de rien et presque pas à appréhender l’insertion dans le trafic automobile. C’est sécurisant mais pas formateur à la pratique du vélo pour réduire la part de la voiture dans nos déplacements quotidiens, donc réduire les bouchons, la pollution…
Bref, parlons Ré. Les villages sont conformes aux cartes postales, à condition de s’écarter des rues commerçantes, mais bizarrement peu de monde tentait l’aventure aujourd’hui. C’est sans doute mon côté rebelle qui me fait fuir les lieux trop touristico-mercantiles ! Et je me suis régalé à déambuler dans les ruelles et les micro-ruelles de St Martin. Pour le reste, je n’ai pas beaucoup exploré l’ile. J’ai préféré aller à La Rochelle même si je connaissais déjà un peu. Il doit vraiment faire bon y vivre ! J’ai été étonné par le nombre important de touristes ! Les rues étaient noires de monde !
Et la journée s’est achevée à Rochefort, via des routes peu intéressantes(mais jalonnées vélo) mise à part le bout de sentier littoral. Direct au camping municipal “le Rayonnement” noté 3 étoiles mais sans piscine et sans fioriture. Un camping avec l’écolabel européen ça ne court pas les rues et ce qui devait arriver arriva, on y favorise les vélos avec un tarif à 5,5€ TTC, y compris le wifi ! Déjà ce matin le péage du pont est facturé 16,5€ A/R pour les voitures et gratuit pour les piétons et vélos. L’économie me paye 3 fois le camping !
La trouvaille du jour, les fromagers arnaqueurs à touristes sur pas mal de marchés des villes …. à touristes. Un gars qui n’a pas trop l’air d’un fromager, avec sa remorque-étal frigo, méfiez-vous en !. Il vend des tomes à différents parfums. Il est commerçant dans l’âme mais ne sait pas trop parler de ses fromages. La tome de vache (origine France mais où ?) à 49,9€/kg ça vous fait le petit morceau de 400G à 20€. Mes références Biocoop (donc bio, donc plutôt cher) m’ont fait tilt et pourtant je ne suis pas un connaisseur en matière de prix ! Je suis par contre devenu un spécialiste pour repérer ces énergumènes ! Et je soupçonne la même chose pour les saucissons...
Et le temps au fait ? beau, beau, beau même si le matin il y a tellement de rosée que la tente se mouille à l’intérieur. Pas cool, mais je sais gérer ce genre de détail de la dure vie du cyclo-campeur.
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