jeudi 22 septembre 2011
Les chiffres
0 crevaison (pneus Schwalbe Marathon testés et approuvés !)
0 médicament ingurgité (ma trousse à pharmacie tenait dans une boite de cotons tiges... oubliée au Puy en Velay !). Précision importante pour un cycliste, mais sans preuve car 0 contrôle anti dopage !
1 nuit à l'hotel
2 rayons cassés
2 jours sans toucher au vélo
6.5 km/h la vitesse la plus lente (dans les gorges du Tarn et vers Villerest)
16 nuits sous un toit
18.29 en km/h la vitesse moyenne (hors arrêts)
26 départements traversés
36 nuits sous la tente
47 kg le poids vélo + chargement
53 jours de voyage
67 km/h environ la vitesse maximum atteinte (encore dans les gorges du Tarn)
83.6 km par jour en moyenne
4431 km
1000000 tours de pédale
2009524 tours de roue (pour chaque roue!)
lundi 12 septembre 2011
Impressions et précisions
Autant le dire de suite, j'ai commencé à explorer les sites web et blogs sur... l'Europe à Vélo ! Sitôt arrivé, déjà l'idée de repartir !
Dans ma tête défilent plein de moments, d'images du voyage, j'ai même l'impression que je vais reprendre le vélo dès demain et continuer !!! Je pourrai partir le long du Canal du Midi mais je l'ai déjà fait et c'était il y a un an. C'est d'ailleurs au retour que l'idée de repartir du côté de la Loire avait germé.
Hier dimanche, pour le premier jour sans vélo, j'ai fait .... du vélo ! Une centaine de kilomètres en vélo de course. On passe de 47 kg à moins de 9 kg ! Drôle d'impression que de se retrouver sur un tel vélo : il semble tout petit, ça tape de par la rigidité et on a l'impression qu'on va faire un bon de 2 mètres à chaque plaque d'égout et puis on est plié en deux ! Bref, il faudra une cinquantaine de kilomètres pour retrouver de bonnes sensations !
Finalement, le retour à la normale est moins difficile que je le pensais. Il faut dire que je ne me suis pas encore posé. Aujourd'hui il fallait faire les courses, nettoyer le vélo (ce qui était un peu long vu son état et au passage, le cliquetis venait bien des pédales car j'ai remis celles d'origine). Et pour se remettre dans le bain de la vie trépidante occidentale, le boulot ne reprend pourtant que demain, je suis allé ce soir à une réunion à la CU du Grand Toulouse dans le cadre de l'association Vélo. Je crois que mon côté militant s'est renforcé. J'ai envi que Toulouse, ma ville que j'aime, soit plus agréable, sûre, saine, belle, vivante, conviviale, douce, un lieu de rencontre et d'échange, de mixité et l'angle du vélo me paraît un moyen intéressant, parmi d'autres, pour y parvenir.
Certains trouvent que je suis radical et sans concession sur la voiture. Il est certain que je me suis forgé avec les années une opinion précise sur la ville que je voulais et ce que cela implique au niveau partage de l'espace public et place de la voiture et du vélo... Mais en aucun cas je ne veux être moralisateur envers les uns ou les autres. Chacun fait en fonction de ses convictions, ses motivations, son entourage et je ne juge surtout pas. Simplement j'expose ici ma vision globale des choses. Ce voyage à vélo était aussi un moyen de mettre des actes derrière des idées et avait pour moi un côté militant.
Pour finir sur une note plus artistique, je suis passé après ma réunion faire quelques clichés de la belle ville de Toulouse. Voyez les sur la galerie.
dimanche 11 septembre 2011
Vidéos girondines
Avec un peu de retard, deux petites vidéos tournées sur la piste Roger Lapébie en Gironde...
Petite précision concernant le commentaire : le style Nicolas Hulot n'est que pure coïncidence !
Petite précision concernant le commentaire : le style Nicolas Hulot n'est que pure coïncidence !
4431 km
Ca y est, le voyage est bel et bien terminé. J'écris donc ces lignes depuis chez moi. Plus la peine de chercher une connexion hotspot...
Mais revenons au déroulement de la journée. Le matin, visite de Moissac, son cloître, ses rues sympas, en passant par le marché pour acheter le dernier pique-nique. Aujourd'hui il faut calculer au plus juste son rythme et ses arrêts pour être à Sesquières à 16h. Tantôt j'ai l'impression d'être à la bourre, tantôt en avance. Je m’autorise quand même une escale à Castelsarrasin qui pourtant ne vaut pas le coup. Petit arrêt à Montech pour observer la pente d'eau et son équipement construits en 1960 pour la navigation marchande afin d'éviter5 écluses. Malheureusement, sa durée d'utilisation a été courte, l'autoroute ayant pris le dessus.
J'y rencontre un Suisse qui fait le canal sur un vélo pliant ! Nous avons les même saccoches et cela semble lui faire plaisir. Il me prend donc en photo et me baptise "M. Ortlieb" (marque des sacoches).
Jusqu'à présent, je roulais plutôt vite mais après la pause pique-nique il me semble qu'il faille ralentir. Donc je passe de 20-22 à 16-17 km/h. A noter aussi que le vent d'Autan redouble et explique aussi cette baisse d'allure ! Une amie me souhaitait un bon atterrissage pour mon retour. On atterrit toujours vent de face donc de ce côté là, ça va ! Depuis que je suis revenu en haute-Garonne, que les paysages me sont familiers, je ressens une certaine émotion. La boucle est en train d'être bouclée !
En passant, je me dois de dénoncer la mauvaise qualité de l'arrivée à Toulouse par le canal de Garonne : pas de fléchage des changements de côté, revêtement aléatoire et surtout aucune signalétique en arrivant aux Ponts Jumeaux. Un malheureux panneau "St Cyprien" qui n'indique donc pas le centre ville. Les voyageurs doivent être perdus. Et ne parlons pas du canal du Midi dans la partie toulousaine. En fin de journée, un journaliste de la Depêche m'a appelé pour un sujet annexe et je lui ai parlé de mon voyage. Nos avons convenu de nous retourver autour d'une bière un de ces soirs pour en causer. Il fera certainement un papier sous l'angle comparaison des améngaments d'une ville à l'autre ou tourisme à vélo. Mes coups de gueule ou de cœur sur les aménagements rencontrés feront donc peut-être avancer la cause du vélo à Toulouse, aussi modestement soit-il mais les petites rivières font les océans !
Arrivé à Castelnau d'Estrétefonds, je guette les cyclistes arrivant en face, quelques uns doivent venir à ma rencontre mais j'aperçois au loin tout un groupe avec un enfant sur son petit vélo. Quelques dizaines de mètres plus loin, je confirme, c'est bien la famille et des amis qui sont venus ! Ca fait chaud au cœur d'être accueilli de la sorte ! Nous parcourons quelques kilomètres ensemble. Le temps de la photos, de partager quelques boissons et biscuits et Stéphane me raccompagne chez moi, symboliquement. On est parti ensemble, on rentre ensemble. J'avais peur d'être un peu submerger par l'émotion de finir ce long périple mais finalement j'étais plus content qu'ému.
En revanche, regagner l'appartement a été un moment un peu surréaliste. J'avais vraiment l'impression d'avoir quitter les lieux depuis pas mal de temps. Ma première vue a été pour la check list qui trainait sur la table basse, accompagnée des ouvrages de référence "voyager à vélo" "adventure cycle touring". Il me tardait de repartir chez Stéphane pour une soirée sympathique et conviviale.
J'avoue avoir mal dormi cette nuit. D'une part la chaleur de l'appart (par rapport à la tente), et puis l'interruption d'un mode de vie itinérant, le retour à la vraie vie.
Le compteur indique très exactement 4431 km, c'est le total final définitif. Et concernant le jeu de l'enclume, le poids exact vélo + bagages se monte à 47 kg. C'est donc Fred qui remporte le jeu avec 44 kg ! Un cycliste averti qui a pris de soin de bien détailler chaque éléments du vélo ! Quand tu viens sur Toulouse, on se fait un resto !
Un grand merci à toutes les personnes qui m'ont accueillies, encouragées, lues. Cela m'a permis de partager un petit peu ce voyage, quelque part hors du commun. Un salut spécial à Stéphane qui m'a accompagné la première semaine. On repart quand tu veux !
Restez branchés sur ce blog, je ferai des billets sur mes impressions à postériori, une synthèse sur le matériels...
Mais revenons au déroulement de la journée. Le matin, visite de Moissac, son cloître, ses rues sympas, en passant par le marché pour acheter le dernier pique-nique. Aujourd'hui il faut calculer au plus juste son rythme et ses arrêts pour être à Sesquières à 16h. Tantôt j'ai l'impression d'être à la bourre, tantôt en avance. Je m’autorise quand même une escale à Castelsarrasin qui pourtant ne vaut pas le coup. Petit arrêt à Montech pour observer la pente d'eau et son équipement construits en 1960 pour la navigation marchande afin d'éviter5 écluses. Malheureusement, sa durée d'utilisation a été courte, l'autoroute ayant pris le dessus.
J'y rencontre un Suisse qui fait le canal sur un vélo pliant ! Nous avons les même saccoches et cela semble lui faire plaisir. Il me prend donc en photo et me baptise "M. Ortlieb" (marque des sacoches).
Jusqu'à présent, je roulais plutôt vite mais après la pause pique-nique il me semble qu'il faille ralentir. Donc je passe de 20-22 à 16-17 km/h. A noter aussi que le vent d'Autan redouble et explique aussi cette baisse d'allure ! Une amie me souhaitait un bon atterrissage pour mon retour. On atterrit toujours vent de face donc de ce côté là, ça va ! Depuis que je suis revenu en haute-Garonne, que les paysages me sont familiers, je ressens une certaine émotion. La boucle est en train d'être bouclée !
En passant, je me dois de dénoncer la mauvaise qualité de l'arrivée à Toulouse par le canal de Garonne : pas de fléchage des changements de côté, revêtement aléatoire et surtout aucune signalétique en arrivant aux Ponts Jumeaux. Un malheureux panneau "St Cyprien" qui n'indique donc pas le centre ville. Les voyageurs doivent être perdus. Et ne parlons pas du canal du Midi dans la partie toulousaine. En fin de journée, un journaliste de la Depêche m'a appelé pour un sujet annexe et je lui ai parlé de mon voyage. Nos avons convenu de nous retourver autour d'une bière un de ces soirs pour en causer. Il fera certainement un papier sous l'angle comparaison des améngaments d'une ville à l'autre ou tourisme à vélo. Mes coups de gueule ou de cœur sur les aménagements rencontrés feront donc peut-être avancer la cause du vélo à Toulouse, aussi modestement soit-il mais les petites rivières font les océans !
Arrivé à Castelnau d'Estrétefonds, je guette les cyclistes arrivant en face, quelques uns doivent venir à ma rencontre mais j'aperçois au loin tout un groupe avec un enfant sur son petit vélo. Quelques dizaines de mètres plus loin, je confirme, c'est bien la famille et des amis qui sont venus ! Ca fait chaud au cœur d'être accueilli de la sorte ! Nous parcourons quelques kilomètres ensemble. Le temps de la photos, de partager quelques boissons et biscuits et Stéphane me raccompagne chez moi, symboliquement. On est parti ensemble, on rentre ensemble. J'avais peur d'être un peu submerger par l'émotion de finir ce long périple mais finalement j'étais plus content qu'ému.
En revanche, regagner l'appartement a été un moment un peu surréaliste. J'avais vraiment l'impression d'avoir quitter les lieux depuis pas mal de temps. Ma première vue a été pour la check list qui trainait sur la table basse, accompagnée des ouvrages de référence "voyager à vélo" "adventure cycle touring". Il me tardait de repartir chez Stéphane pour une soirée sympathique et conviviale.
J'avoue avoir mal dormi cette nuit. D'une part la chaleur de l'appart (par rapport à la tente), et puis l'interruption d'un mode de vie itinérant, le retour à la vraie vie.
Un grand merci à toutes les personnes qui m'ont accueillies, encouragées, lues. Cela m'a permis de partager un petit peu ce voyage, quelque part hors du commun. Un salut spécial à Stéphane qui m'a accompagné la première semaine. On repart quand tu veux !
Restez branchés sur ce blog, je ferai des billets sur mes impressions à postériori, une synthèse sur le matériels...
samedi 10 septembre 2011
La dernière soirée
Jour 52 ; vendredi 9 septembre ; St Laurent – Moissac ; 110km
Encore une fois surpris du nombre de kilomètres. Pourtant je n’ai pas changé le réglage du compteur mais je suis plutôt sorti du canal quelques fois. Auvillar : 10 km A/R ; Boudou : 8 km A/R ; erreur en cherchant le camping : 5 km plus les multiples détours à Agen, Valence d’Agen, Moissac.
Si le canal ne présente par moment que peu d’intérêt, coincé entre la voie ferrée et l’autoroute ou la nationale, les villes et villages valent le coup. On est pas très loin de Toulouse, le train s’y arrête mais je connais à peine… Par contre, Auvillar et Boudou sont au sommet de côtes dont une belle pour le second ! Avec la chaleur, j’en ai eu pour une bonne suée mais ça me plait les efforts comme ça. Au train en passant tout de même le petit plateau pour Boudou. Heureusement, à chaque fois la récompense m’attendait avec une vue magnifique. Pour dire vrai, un détour de 10 km A/R ne me motivait pas trop. Je me suis donc arrêter boire une bière et la décision fut ensuite vitre prise !
A Valence d’Agen, j’ai pu voir la plus belle halte qu’il m’ait été donné de voir au bord du canal : un ancien abattoir refait en salle de pique-nique avec toilettes, cuisine, point d’information et salle de repos avec hamacs mais je ne les ai pas vus, ce sont mes voisins d’hier qui me l’ont indiqué. Pourquoi une commune met autant d’argent et d’énergie pour une telle réalisation mais ne fait absolument aucune information ? Pas un panneau au bord de la piste qui passe pourtant juste devant. On ne me l’aurait pas dit, j’aurais juste vu un bâtiment marqué “abattoir public” sans me douter de rien ! Chers élus, mettez en valeur vos équipements, jalonnez vos centres villes et ses différents points d’intérêts, impliquez vos commerçants. Je vous jure que vous en récolterez les fruits (et vos nous faciliterez la vie). Je sais bien que vos administrés vous demandent des parkings voitures et des réfections de chaussées mais là, on est dans des dépenses sans aucun rapport.
Et à propos de gâchis, j’ai vu 6 ou 7 coopératives agricoles équipées pour charger les péniches. Pourquoi n’utilise-t-on pas le canal pour le transport de marchandises ? La route a presque tué le fer qui a tué l’eau. Et si on rééquilibrait tout ça pour moins polluer, moins surcharger nos routes (et moins en construire de nouvelles) et préserver un peu de pétrole qui nous sera toujours utile pour des usages plus nobles.
Dans la même logique, aujourd’hui j’ai souvent vu une culture dont les fruits sont souvent importés de Nouvelle Zélande car mangés hors saisons (comme en ce moment). Mais de quel fruit s’agit-il ? Voir les photos.
Mais venons en aux faits. Je suis à Moissac et je passe ma dernière soirée de voyage, ma dernière nuit. Toutes les bonnes choses ont une fin, je suis prêt à refermer la parenthèse mais promis, je garde ma barbe encore un peu !
Si le canal ne présente par moment que peu d’intérêt, coincé entre la voie ferrée et l’autoroute ou la nationale, les villes et villages valent le coup. On est pas très loin de Toulouse, le train s’y arrête mais je connais à peine… Par contre, Auvillar et Boudou sont au sommet de côtes dont une belle pour le second ! Avec la chaleur, j’en ai eu pour une bonne suée mais ça me plait les efforts comme ça. Au train en passant tout de même le petit plateau pour Boudou. Heureusement, à chaque fois la récompense m’attendait avec une vue magnifique. Pour dire vrai, un détour de 10 km A/R ne me motivait pas trop. Je me suis donc arrêter boire une bière et la décision fut ensuite vitre prise !
A Valence d’Agen, j’ai pu voir la plus belle halte qu’il m’ait été donné de voir au bord du canal : un ancien abattoir refait en salle de pique-nique avec toilettes, cuisine, point d’information et salle de repos avec hamacs mais je ne les ai pas vus, ce sont mes voisins d’hier qui me l’ont indiqué. Pourquoi une commune met autant d’argent et d’énergie pour une telle réalisation mais ne fait absolument aucune information ? Pas un panneau au bord de la piste qui passe pourtant juste devant. On ne me l’aurait pas dit, j’aurais juste vu un bâtiment marqué “abattoir public” sans me douter de rien ! Chers élus, mettez en valeur vos équipements, jalonnez vos centres villes et ses différents points d’intérêts, impliquez vos commerçants. Je vous jure que vous en récolterez les fruits (et vos nous faciliterez la vie). Je sais bien que vos administrés vous demandent des parkings voitures et des réfections de chaussées mais là, on est dans des dépenses sans aucun rapport.
Dans la même logique, aujourd’hui j’ai souvent vu une culture dont les fruits sont souvent importés de Nouvelle Zélande car mangés hors saisons (comme en ce moment). Mais de quel fruit s’agit-il ? Voir les photos.
Mais venons en aux faits. Je suis à Moissac et je passe ma dernière soirée de voyage, ma dernière nuit. Toutes les bonnes choses ont une fin, je suis prêt à refermer la parenthèse mais promis, je garde ma barbe encore un peu !
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